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Comment calculer les points d'une compétition CrossFit

Le principe est toujours le même : chaque WOD produit un classement, ce classement est converti en points, et le total des points de tous les WOD donne le classement général. Ce qui change d'une compétition à l'autre, c'est le barème de conversion, la façon de traiter les time caps et la règle de départage. Ces trois choix décident du podium — autant les poser avant l'événement, pas pendant.

Sommaire

Le principe : du rang aux points

On ne compare jamais directement un temps de 7 min 42 à 143 répétitions : ces valeurs ne vivent pas dans la même unité. On classe donc les athlètes à l'intérieur de chaque WOD, puis on transforme leur rang en points. Le cumul de ces points, épreuve après épreuve, donne le général.

Tout se joue dans la fonction qui va du rang au point. Deux compétitions avec exactement les mêmes résultats bruts peuvent produire deux podiums différents selon le barème retenu.

Les trois barèmes les plus utilisés

Barème 1er 2e 3e Effet
Points = rang (le plus bas gagne) 1 2 3 Neutre, lisible, aucune prime à la victoire
Dégressif (100, 95, 90…) 100 95 90 Écarts constants, total plus parlant pour le public
Table type CrossFit Games (100, 94, 88…) 100 94 88 Récompense fortement le haut du classement

Points = rang est le plus simple et le plus facile à défendre en cas de contestation : le total est une somme de places, il se recompte à la main. C'est le choix par défaut d'une compétition de box.

Le barème dégressif devient utile quand le nombre de participants varie d'une catégorie à l'autre, car les échelles restent comparables. Il donne aussi un total plus spectaculaire à afficher.

Une table à écarts croissants — celle des CrossFit Games et ses dérivées — creuse l'écart en tête. Elle a du sens sur un format élite où la victoire d'épreuve doit peser. Sur une compétition de box, elle rend surtout le classement plus difficile à expliquer.

Classer des unités différentes

Le sens du tri change selon l'épreuve, et c'est la première source d'erreur de formule :

Une compétition à quatre WOD mélange typiquement trois de ces cas. Un logiciel applique la bonne règle par épreuve ; un tableur demande une colonne de tri distincte par WOD, plus une vérification manuelle à chaque fois.

Les time caps : le cas qui pose problème

Quand un athlète n'a pas fini dans le temps imparti, il n'a pas de temps — il a un nombre de répétitions restantes. Il faut donc classer, dans une même épreuve, des gens mesurés en secondes et d'autres en répétitions. Trois conventions coexistent :

  1. Tous les finishers devant. On classe d'abord les athlètes ayant terminé, par temps croissant, puis les non-finishers par nombre de répétitions décroissant. C'est la convention la plus répandue et la plus facile à annoncer.
  2. Le temps pénalisé. On attribue au non-finisher un temps théorique : le time cap plus une pénalité par répétition manquante, par exemple une seconde. Tout le monde revient sur une échelle unique, mais la pénalité doit être annoncée à l'avance.
  3. Le score en répétitions pour tous. On convertit les finishers en « toutes les répétitions, en tel temps », ce qui revient à la première convention en l'écrivant autrement.

Quelle que soit la convention, la règle doit figurer dans le règlement remis aux athlètes avant le premier WOD. Une règle de time cap annoncée après coup est la contestation la plus fréquente en fin de compétition.

Départager les ex æquo

Deux athlètes à égalité de points au général, cela arrive dès une trentaine de participants. Sans règle écrite, c'est l'organisateur qui tranche sur le moment, et cela se voit. Les critères de départage classiques, à appliquer dans l'ordre :

  1. Le meilleur classement obtenu sur une épreuve.
  2. Le nombre de victoires d'épreuve.
  3. Le classement sur le dernier WOD, souvent désigné comme épreuve décisive.
  4. Le classement sur une épreuve désignée à l'avance comme départage.

Sur une égalité à l'intérieur d'un WOD, l'usage est de donner le même rang aux deux athlètes et de sauter le suivant : deux troisièmes places, puis une cinquième. Si vous attribuez des points moyens à la place, dites-le dans le règlement — les deux pratiques existent.

Les quatre erreurs qui faussent un podium

Ces quatre règles sont exactement ce qu'un logiciel de compétition CrossFit applique automatiquement à chaque score saisi : le classement complet est rejoué, catégorie par catégorie, sans intervention. C'est la raison principale pour laquelle les box abandonnent le tableur, comme détaillé dans le guide pour choisir un logiciel de compétition.

Questions fréquentes

Comment calcule-t-on le classement général d'une compétition CrossFit ?

Chaque WOD produit un classement, ce rang est converti en points selon un barème annoncé à l'avance, et le total des points de tous les WOD donne le classement général. Le barème le plus simple attribue un point par place : le total le plus bas gagne.

Comment gérer un athlète qui n'a pas terminé dans le time cap ?

La convention la plus répandue classe d'abord tous les finishers par temps croissant, puis les non-finishers par nombre de répétitions décroissant. Une autre attribue un temps théorique égal au time cap plus une pénalité par répétition manquante. Dans les deux cas, la règle doit être écrite dans le règlement avant le premier WOD.

Comment départager deux athlètes à égalité de points ?

Dans l'ordre : le meilleur classement obtenu sur une épreuve, puis le nombre de victoires d'épreuve, puis le classement sur le dernier WOD ou sur une épreuve désignée à l'avance comme départage. L'ordre retenu doit figurer dans le règlement.

Faut-il utiliser le barème des CrossFit Games ?

Ce n'est pas obligatoire, et ce n'est pas toujours souhaitable. Sa table à écarts croissants récompense fortement les victoires d'épreuve, ce qui a du sens sur un format élite. Sur une compétition de box, un point par place reste plus lisible et plus facile à défendre en cas de contestation.

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